DIALOGUE FLORAL ET CALLIGRAPHIQUE - Focus lot 150
MANUSCRIT PERSAN, SHÂHNÂMEH (LIVRE DES
ROIS) DE FIRDOUSI
PROVENANT DE LA BIBLIOTHÈQUE DES PRINCES DU TÂLESH (ACTUELLE
RÉPUBLIQUE D'AZERBAÏDJAN), IRAN, CHIRAZ, ART SAFAVIDE, VERS 1560
Encre, gouache et or sur un papier "dit dawlatâbâdî", provenant de Dawlatâbâd, région du Deccan en Inde, 25 lignes de texte par page, écrites en nast'aliq et disposées dans quatre colonnes. Il comprend 500 folios (1000 pages) et une page de garde. La reliure est en peau de cerf, « pust-e âhu », les plats extérieurs à décor éstampé et doré, agrémentés d’éléments en émail (minakari), peints de rosettes roses sur un fond noir, enchassés dans des bordures en cuir peint en noir. Les contreplats, somptueux, à décor estampé et en filigrane, sur un fond bleu-lapis et vert. Les éléments en émail ne sont pas contemporains du manuscrit. Néanmoins, grâce à une note en ex-libris datée et qui les mentionne, nous savons qu’ils ont été ajoutés avant 1814. Ce Shâhnameh n'a plus ses miniatures ni son colophon.
A PERSAN MANUSCRIPT WITHOUT ILLUSTRATIONS : SHAHNAMA (BOOK OF KINGS) OF FIRDOUSI, FROM THE LIBRARY OF THE GOVERNORS OF KHANAT-I TÂLESH, IRAN, SHIRAZ, CIRCA 1560. ACQUIRED IN FRANCE BEFORE 1925.
Dimensions :
Dim. Manuscrit : 45 x 27,4 cm. ; Dim. Surfaces écrites : 25,6x 14,7 cm.
Provenance :
Provenant de la bibliothèque des Prince du Tâlesh (Actuelle république d'Azerbaïdjan). Collection privée française, acquis avant juin 1925. Conservé, depuis, dans la même famille.
Expositions / bibliographie :
A propos des papiers dits "de Dawlatâbâd" :
Y. Porter, "Notes sur la fabrication du papier dans le monde iranien médiéval (VIIIe-XVIe siècle)", Le papier au Moyen Age : histoire et techniques, Actes du colloque tenu à Paris 23-25 avril 1998, éd.
Monique Zerdoun Bat-Yehouda (Bibliogica 19), Turnhout,Brepols, 1999, pp. 19-30.
A propos de Khânât-e Tâlesh :
Mīîzâ Aḥmad Lankarânî, Akhbârnâma : târîkh-i Khânât-i Tâlish dar zamān-i jang-hâ-yi Râsâya ʿalayh-i Îrân, éd.ʿAlī ʿAbdulî, Téhéran : Markaz-i Asnâd wa Târîkh-i Dîplumâsî, 1380/2001.
Poursafar, Ali. Khanat-i Talish, Encyclopaedia of the World of Islam, Vol 1. p. 6798. Disponible sur : http://lib.eshia.ir/23019/1/6798
Boradgahi, Saʿid Ali. Javâhir nâma-yi Lankarân, dans Chahâr risâla dar zamîna-yi târîkh va jughrâfîyâ-yi Tâlish, éd. Ali Abdoli, Rasht : Gîlakân, 1378.
A propos du Sâmnâma :
Sâmnâma, éd.Vaḥîd Rûyânî, Téhéran : Markaz-i Pizhûhishî-i Mîrâs-i Maktûb, 2013.
Julia Rubanovich, "SÂH-NÂMA vi. The Sâh-nâma as a Source for Popular Narratives,", In Storytellers’ Scrolls (Ṭumâr), dans Encyclopædia Iranica,édition enligne, 2015, disponible sur : http://www.iranicaonline.org/articles/shah-nama-06-dastan.
Le texte de ce Shâhnâmeh est presque complet, malgré l'absence de son colophon et de ses miniatures, depuis le début du siècle. Ses caractéristiques artistiques, tant visuelles que textuelles, la somptuosité de sa reliure et sa taille monumentale, amènent à son attribution aux productions des ateliers de Chiraz, à l'époque du règne de Shah Tâhmasp I. Durant la dernière décennie de son règne, les ateliers de Chiraz réalisaient des ouvrages luxueux avec des reliures remarquables, commandités ou destinés, à des personnalités importantes.
LA CALLIGRAPHIE ET L'ENLUMINURE
L'écriture montre à la fois une maturité et une grande finesse. Les titres sont inscrits avec un plus grand nast’aliq, à l’encre blanche surlignée d'un filet noir. Ils sont disposés dans des cartouches richement enluminés, en bleu, rouge et or. Seul le folio 138v, montre une variation dans le décor. Les neuf pages, relatant les histoires principales,
ont une décoration particulièrement riche, avec des registres triangulaires, enluminés en bleu, rouge et or.
LA RÉGLURE (MASTAR)
Plusieurs couleurs sont utilisées pour les lignes de cadrage, y compris l’or, les bleus, l’orange et le vert. Tous les feuillets montrent une réglure à l'or.
LE PAPIER "DAWLATÂBÂDÎ"
Comme l'indique l'une des notes en ex-libris, notre manuscrit est écrit sur un papier appelé "dawlatâbâdî", provenant de Dawalatâbâd, une région dans le Sud de l'Inde. Il se distingue par sa durabilité et sa brillance, qui est visible dans ce volume.
L'emploi de ce papier, dont l'utilisation était réservée au manuscrits prestigieux, ajouté à la taille monumentale, la finesse de la calligraphie et la splendide reliure, témoignent du haut-rang du destinataire ou le commanditaire de ce Shâhnâmeh.
UNE PREFACE EXCEPTIONNELLE
Le texte commence par l’une des préfaces les plus importantes (dibâcha) de Shâhnâmeh. Elle fût rédigée par le prince timouride Baysunghur Mîrzâ (1399-1433), fils de Shâhrukh et petit-fils de Timur, à l’occasion du Shâhnâmeh dit « Baysonghori », achevé en 1430. Ce manuscrit, conservé au musée du Golestan à Téhéran en Iran (MS 716), a été classé par l'Unesco en 2017, au registre du patrimoine mondial de la mémoire du monde.
Dans le volume que nous présentons, le début et la fin de la préface manquent. Cependant, le nom de Baysonghur Mirzâ est présent sur le premier folio. Le texte de Shâhnâmeh commence au fol. 10r, courant le règne du roi Pishdâadî, Hûshang et se termine à la fin du texte. Le texte global du manuscrit ne présente pas beaucoup de manques, les passages disparus étant ceux directement liés aux illustrations.
TROIS AJOUTS MAJEURS AU TEXTE DE SHÂHNÂMEH
Le premier est un court roman d’amour du roi Jamshîd, le second est un Sâmnâmeh, considéré comme étant l’une des épopées additionnelles les plus importantes. Il s'agit d'un récit concernant le grand-père de Rustam (Sâm-e Nârîmân). Ce récit relate une période de sa vie, jamais évoquée dans les autres copies connues du Shâhnâmeh. Notre volume en comprend une grande partie. Étant donné que les premiers Sâmnâmeh connus, datent du XVIIe siècle, le texte dans ce volume, en serait l'une des copies les plus anciennes.
Historiquement, le Sâmnâmeh a été considéré comme étant l’une des épopées les plus importantes dans la littérature iranienne. Il décrit la romance entre le héros Sâm, ancêtre de Rustam, et Paridukht, la fille du roi chinois. Ce récit existe en plusieurs versions, en tant qu'œuvre autonome ou un récit additionnel au texte du Shâhnâmeh. Le volume contient également une brève épopée sur le père de Rustam, Zâl attaquant des démons. Un autre passage est consacré au roi Jamshîd, qui est une courte histoire romantique. Nous n’avons trouvé aucun autre Shâhnâmeh comprenant cette partie. L’histoire semble dériver directement du Zarrîn-Qabâ-nâmeh. Zarrîn-Qabâ-nâmeh est une épopée héroïque et un appendice du Shâhnâmeh de Firdousi, composée par des narrateurs safavides. Il y est décrit l’arrivée du messager de Salomon, afin d'inviter les Iraniens à accepter la religion de Dieu, suivie de l’histoire de ses batailles avec les fils de Rustam.
FOLIOS MANQUANTS
L’une des notes sur la page de garde, datée de Rajab 1229 H/ Juin-Juillet 1814, indique l’existence de 1074 pages et 35 illustrations (Inscription 1) et évoque, par ailleurs, la présence des émaux ajoutés à la reliure. Cependant, une autre note postérieure, datée du 26 Shaʿbân 1305 H/ 8 mai 1888, parle de 1050 pages et 30 illustrations (Inscription 2). Le manuscrit aurait donc perdu 5 illustrations et 24 pages, au cours du XIXe siècle, et plus tard, 50 autres pages (25 folios) et 30 autres illustrations, dont deux frontispices enluminés : celui de la préface Bâysunghurî et le frontispice du début du Shâhnâmeh.
LA PROVENANCE DU MANUSCRIT
Les différentes notes en ex-libris et les sceaux de possesseurs, retraçent la transmission de ce volume dans la lignée princière du Tâlesh, depuis la deuxième moitié du XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Il aurait été acquis par les ancêtres de Mîr Mustafâ Khân (1787-1814), le plus célèbre gouverneur de Khânât-e Tâlesh (1160-1339 H/ 1747-1828). Mîr Mustafâ Khân était un gouvernement local contrôlant le nord-ouest de l’Iran et la région sud de l’actuelle République d’Azerbaïdjan.
Khânât-e Tâlesh ou Khânât-e Lankarân (1160-1339 H/ 1747-1828), a été fondé par Jamâl al-Dîn Mîrzâbayg (1688-1747), mieux connu sous le nom de Qarâkhân, un allié de Nader Shah Afshar. Il fût nommé gouverneur du Tâlesh après avoir réprimé la révolte de cette région causée par les pressions fiscales. Le Qarâkhân mourut en 1787 et son fils aîné, Mîr Mustafâ Khân devint le souverain de Tâlesh. Mîr Mustafa Khân Tâleshi est un personnage historique, général des armées (sepahbod), appartenant à la grande famille chiite des Hoseyni et se revendiquant comme descendant du Prophète. Il joua un rôle très important dans les guerres irano/russes, à l'époque de Fath 'Ali Shâh Qâjâr (r. 1797-1834). Son successeur Mîr Hasan Khân (1784-1832), fût le dernier prince indépendant du Tâlesh. Par la suite, Ils ont continué à gouverner la région sous le contrôle de la dynastie qâjâr.
La page de garde du manuscrit contient diverses notes et des sceaux datés, montrant les noms des personnalités citées plus hauts, tous de la même lignée des princes du Tâlesh.
L’inscription la plus ancienne, date de 1065 H/ 1654-1655 (Inscription 5). Sur cette même page, on peut voir deux autres sceaux personnels, difficilement déchiffrables. Une note, probablement écrite par Mîr Mustafâ Khân lui-même, est datée : Rajab 1229 H/ Juin-Juillet 1814, un mois avant sa mort (Inscription 1).
Un troisième sceau appartenant à Mîr Hasan Khân, dernier souverain officiel du gouvernement Tâlesh, daté de 1714 est présent sur plusieurs folios à l'intérieur du manuscrit.
Une page de garde manquante, dont le propriétaire a conservé une photographie, contient une note de Mîr Sultân MuHammad Khân Ṭâleshî, fils de Mîr Sultân Ahmad Khân Seyf al-Mulk Tâleshi, datée de 1305 H/1888. Il indique que le manuscrit est un héritage familial de Khânât-e Tâlesh et ajoute qu'il a appris de Mîr Mustafa Khân (1787-1814), que l’ouvrage était dans leur famille depuis au moins 110 ans. Il ajoute qu’il souhaite que leurs enfants conservent également le manuscrit comme patrimoine familial (Inscription 2). En se basant sur la période de vie de Mîr Mustafa Khân (1787-1814), cette information fait remonter la provenance à la fin du XVIIe siècle.
Un autre sceau, daté de 1126 H/ 1714, montre un nom partiellement lisible : Ebrâhîm (Inscription 3). Or à cette même époque, à la fin du règne des safavides, Ebrâhîm Khân Shîrâzî, l’un des plus proches dignitaires de Nadir Shah, fût nommé gouverneur de Tâlesh. Mîr ʿAbbâs-Bayg, le père du Qarâkhân, était son beau-frère. Leur bonne relation va lui permettre d'arriver au pouvoir. Il est possible, sans pouvoir l'affirmer, que ce sceau appartienne à Mîr Ibrâhîm Khân Shîrâzî.
La deuxième note est une date, 20 Jumâdâ al-awwal 1151 H/5 septembre 1738 (Inscription 4).
La note la plus ancienne du manuscrit datant de 1065 H/ 1654-1655, elle correspond au règne de Shah Abbas II (1642-1666). (Inscription 5). Khânât-e Tâlesh n’était, alors, pas encore fondé. Mais c’est à cette même période que leur ancêtre Mîr Abbâs Khân-e Khalîfa fût nommé calife de la région par le Shah. Cette note pourrait expliquer la déclaration de Mîr Muṣṭafâ Khân indiquant que le volume était dans leur famille depuis 110 ans, c’est-à-dire depuis la deuxième moitié du XVIIe siècle.
En plus du haut titre religieux de leur ancêtre, les archives historiques indiquent que Khânât-e Tâlesh se disaient être des descendants de Zayd ibn ʿAlî ibn Husayn. C’est pour cette raison que les dirigeants de cette famille, s’appellent husaynî ou husaynî nasab, “dont la lignée remonte à l’Imam Husayn” pour identifier leurs origines religieuses. Dans une prose décrivant le Khânât-e Tâlesh, le même titre, ḥusaynî nasab, apparaît dans la chronique officielle de la famille (Akhbâr nâma). Ces éléments et ce titre religieux se retrouvent sur le cachet de propriété le plus intéressant du manuscrit. Il appartient au fils aîné et successeur de Mîr Mustafâ Khân, Mîr Hasan Khân, le dernier souverain indépendant de Khânât-i Tâlesh (1160-1339 H /1814-1828).
Dans ce sceau, daté de 1124 H/ 1712, il utilise le titre de husaynî nasab, et s’identifie comme étant “le successeur légitime” de son père. Ceci donne une indication sur les désaccords entre les membres de la famille de Mîr Mustafâ Khân sur sa succession après sa mort. Mîr Ḥasan Khân, soutenu par l’armée russe, a pu prendre le pouvoir en 1229 H/1814.
Certaines parties du manuscrit semblent avoir été marquées par ce sceau (sceau de Mîr Hasan Khân) intentionnellement : L’ascension du roi Sassanide, Ardashîr Narsa au trône après avoir été enlevé du pouvoir par ses frères, et l’histoire entourant le héros iranien Rustam et son frère jaloux, Shaghâd. Tous ces épisodes, semblent refléter certains aspects de la vie de Mîr Ḥasan Khân. De plus, les passages évoquant la mention “Qubâd acceptant la religion de Mazak” ont également été marquées par ce sceau.
La dernière note sur la page de garde manquante (dont nous avons la photographie), est une notice de naissance de Mîr Luṭfʿalî Khân, le gouverneur de Tâlish datée du 19 Dhî l-Qaʿda 1311 H/ 24 mai 1894, lorsque ce gouvernement a perdu son indépendance tout en restant influent sur la région.
La présence de cette mention célébrant la naissance d'un nouvel héritier, témoigne de l'importance qu'accordaient cette famille princière à leur manuscrit le Livre des Rois.
INSCRIPTIONS
1. Page de garde sur le devant, une note sur le Shâhnâmeh, probablement de Mîr Mustafâ Khân, datée de Rajab 1229 H/ Juin-Juillet 1814
(kitâb-i Shâhnâmeh muḥtavîyât az hizâr va chahâr ṣafḥa va sî va panj ṣafḥa taṣvîr ast
va jild-i mudhahab va mînâ-kârî pûst-i âhû fî shahr-i rajab 1229) :
Le manuscrit de Shâhnâmeh contient mille soixante-quatorze pages et trente-cinq pages d’illustrations. Couverture émail vitreux doré en peau de cerf, au mois de Rajab 1229
2. Page de garde manquante (lue sur la photographie fournie par le propriétaire actuel), une note persane en Shikasta-yi Nastaʿliq de Mîr Sultân Muḥammad Khân Ṭâleshî, datée du 26 Shaʿbân 1305 AH / 8 mai 1888 AD
(bism Allâh al-raḥmân al-raḥîm
în Shâhnâmeh qiṭaʿ-i buzurg va kâghadh-i dawlatâbâdî pâk mukhtaṣ-i sarkâr jalâlatmadâr mîr sulṭân Muḥammad khân ibn-i mîr sulṭân Aḥmad khân-i sayf al-mulk-i ṭâlish-i namînî mîbâshad
az qarârîka shanîdîm az marḥûm mîr Muṣṭfâ khân-i ṭâlishî ka jâlid ṣad va dah sâl ast dar silsila-yi mâ bûda ast va inshâʾAllâh min baʿd ham agar awlâd-i mâ bâ shuʿûr bashad khâhad mând vâlid hîch
lil-târîkh rûz-i 3 shanba bîst va shishum 26 mâh-i shaʿbân al-muʿaẓẓam hâdhihî sana sîchqâʾîl taḥrîr shud ʿala hijra al-nabavîyya ṣalavât va salâm ʿalayhu sana 1305 al- ḥasâyib hizâr va panjâh ṣafḥa sî qitʿa ṣûrat dâarad) :
Au nom de Dieu, Très Gracieux, Très Miséricordieux. Ce Shâhnâmeh à grande échelle et le papier Dawlatâbâdî appartiennent à la glorieuse Majesté Mîr Sultân Muḥammad Khân ibn Mîr Sultân Aḥmad Khân Saif al-Mulk Ṭâlish-i Namînî. D’après ce que nous avons entendu de feu Mîr Muṣṭafâ Khân Ṭâlishî, que le manuscrit a appartenu à ses ancêtre depuis 110 ans, ce qui est dans notre dynastie et si Dieu le veut, il restera si nos enfants sont sages ;
Le jour du samedi 26 du mois de Shaʿbân al-Muʿaẓẓam cette année Sîchghânʾîl (Année du Rat) sur la Hijrah du Prophète, que la paix et les bénédictions soient sur lui, l’année 1305
Déclarations. Mille cinquante pages ont trente illustrations
3. Page de garde sur le devant, un sceau indiquant l’année 1126 H/1714 (.... al-Ibrâhîm ... 1126)
4. Page de garde, une note datée du 20 Jamâdî al-Awwal 1151 H/ 5 septembre 1738 (20 Jamâdî al-Awwal année 1151)
5. Page de garde sur le devant, une note sur le Shâhnâmeh, datée 1065 H/ 1654-55 (kitâb-i Shâhnâmeh qitaʿ-i buzurg kâghadh-i dawlatâbâdî... 1065)
Manuscrit Shâhnâmeh de grande taille et papier Dawlatâbâdî ... 1065
6. Plusieurs pages, le sceau de Mîr Ḥasan Khân, gouverneur de Tâlesh, daté 1124 H/ 1712
(khalaf al-ṣidq-i Muṣṭafâ Ḥasan ast
ân ḥusaynî nasab ka muʾtaman ast 1224)
Le successeur légitime de Muṣṭafâ est Ḥasan Le fidèle dont la lignée remonte à Ḥusayn 1224
7. Page de garde manquante (lue sur photo), Avis de naissance persan par Mîr Lutfʿalî Khân, le gouverneur de Tâlesh, daté du 19 Dhî l-Qaʿda 1311 H/ 24 May 1894
(tammat
târîkh-i vilâdat-i ghaṣn-i shajar-i bûstân-i aḥmadî farzand-i bâ farr? va maymanat-i sarkâr amîr al-ʾumarâ al-ʿiẓâm âqâyi mîr Luṭfʿalî khân ḥukmrân-i Ṭâlish davâm Allâh ayyâmahu iqbâlahu aʿnî sarkâr mîr Kâẓim khân ḥifẓahu Allâh taʿâlâ ʿan ḥavâdith al-dawrân rûz jumʿa 19 shahr-i dhîqaʿda al-ḥarâm muṭâbiq-i sâl-i yûnît ʾîl 1311)
La date de la naissance glorieuse de la branche d’arbre du jardin du Prophète, enfant béni de la majesté du grand souverain Mîr Lutfʿalî Khân, le gouverneur de Tâlesh, dieu accorde ses jours et sa fortune ; cela signifie Mîr Kâzaim Khân, que Dieu le protège des événements de l’époque, le vendredi 19 du mois Dhî l-Qaʿda al-Ḥarâm, selon l’année yûnîtʾîl (année du cheval) 1311.
Nous remercions Madame Aida Alavi, Doctorante en histoire de l'art à l'Université Bordeaux Montaigne et Monsieur Yves Porter, Docteur en études iraniennes, Professeur d’art musulman à Aix Marseille Université, pour leurs recherches et contribution qui ont permis la rédaction de cette note.
Estimation : 10 000 / 15 000 €
| | DIALOGUE FLORAL ET CALLIGRAPHIQUE
vendredi 15 octobre 2021 14:00
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| | LOT n°150
Mise à prix 10000 EUR
MANUSCRIT PERSAN, SHÂHNÂMEH (LIVRE DES ROIS) DE FIRDOUSI
PROVENANT DE LA BIBLIOTHÈQUE DES PRINCES DU TÂLESH (ACTUELLE RÉPUBLIQUE D'AZERBAÏDJAN), IRAN, CHIRAZ, ART SAFAVIDE, VERS 1560 Encre, gouache et or sur un papier "dit dawlatâbâdî", provenant de Dawlatâbâd,…
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