Grand folio d'un coran coufique sur vélin - Lot 1

Lot n° 1
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Estimation :
12000 - 15000 EUR
Grand folio d'un coran coufique sur vélin - Lot 1
Grand folio d'un coran coufique sur vélin Afrique du Nord ou Andalousie, IXe ou Xe siècle Texte : Sourate al-Taha (20), vv. (partie) 134-135 et sourate al-Anbiya’ (21), vv.1-11 (partie). Manuscrit arabe de 14ll. en coufique (style hybride entre B.II et D). Vocalisation en rouge, versets marqués par trois tirets obliques à l’encre noire, remplacés par trois petits disques dorés, les khams marqués par un ha’ doré, les ‘ashr en lettres avec valeur numérique (abjad) dans des rosettes enluminées, le premier au recto, « qaf, lam, ha’ » (135), le second au verso « ya » (10). Titre à l’or surligné en sépia. Taches et légère restauration. Texte : 15.5 x 24 cm ; Page : 25,1 x 33.5 cm Deux sections provenant d’un exemplaire avec les mêmes dimensions, nombre de lignes, et mêmes caractéristiques d’enluminure et de subdivisions ont été vendues successivement chez Christie’s, Art of the Islamic and Indian Worlds Including Oriental Rugs and Carpets, Londres, le 2 mai 2019, lot 2 ; Christie’s, Art of the Islamic and Indian Worlds Including Oriental Rugs and Carpets, Londres, le 28 octobre 2020, lot 9. Il existe également une grande partie de ce manuscrit, conservée dans la bibliothèque b. Yūsuf à Marrakech (Catalogue Exposition Masahif al-Maghrib, Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc à Rabat, du 06 au 31 Mai 2011, Ministère de la Culture, p. 122-23). L’attribution à la Méditerranée occidentale plutôt qu’à l’Orient est basée sur l’utilisation des marqueurs en abjad. En effet, selon un tableau des valeurs numériques correspondant aux lettres de l’abjad, publié par François Déroche, six lettres n’ont pas la même valeur selon l’origine du manuscrit entre l’Orient et le Magheb, la valeur 60 est indiquée par la lettre « sin » en Orient et par « sad » dans le Maghreb (F. Déroche, Manuel de codicologie des manuscrits en écriture arabe, Bibliothèque nationale de France, 2000, p.104). Les sections citées plus haut, du même ensemble que notre folio, comportent un marqueur de dizaine employant la lettre sad pour le soixantième verset. Il convient toutefois de préciser que cette distinction ne semble pas attestée dans les manuscrits en graphie coufique datables des trois, voire quatre, premiers siècles de l’Islam (voir par exemple BnF Arabe 331, f.18r ; BnF Arabe 339, f.15r).
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